Préambule. Quelques présentations

Bonjour.

Avec ces premiers mots je démarre une nouvelle aventure. De transmission. Après l’épreuve. Je souhaite consigner certains aspects de ce vécu pour partager, ne pas oublier les mécanismes essentiels, les leçons à tirer et toutes les réflexions de protection.

Ces mots traiteront d’un vécu de 3 ans et demi de violences conjugales, d’emprise, de manipulation, de violences physiques, psychiques et verbales. De déni. D’aveuglement. De fragilité. De protection. D’incompréhension. De remises en question. D’état de choc en état de choc. De malaise. De peur. De terreur. De sidération. De confusion. De tristesse. De désespoir. De détresse. D’isolement.

3 ans et demi c’est à la fois peu, quand certains le vivent sur des dizaines d’années, ou même choisissent d’en finir avec la vie, et c’est à la fois beaucoup en termes de séquelles, d’étapes de vie enclenchées (mariage, déménagement, changement de travail, diagnostic médical, accueillir un enfant ?). Ou d’impact sur la vie de ma jeune enfant. C’est la moitié de sa vie.

J’écris parce que personnellement j’ai toujours trouvé un réconfort à lire dans les mots d’un autre ce que je vis ou ressens. Alors j’espère par ces écrits pouvoir apporter ce maigre réconfort dans ce genre d’épreuve. Se sentir moins seul. C’est toujours fou à quel point cela fait du bien..

J’écris aussi pour pouvoir contribuer à la compréhension de ces mécanismes d’emprise et de violences, pour les voir, les dénoncer, les fuir, s’en protéger, leur couper l’herbe sous le pied et empêcher que ces schémas se perpétuent. Témoigner pour contribuer à la sensibilisation collective.

J’écris enfin aussi un peu pour moi, pour à la fois ne pas oublier si je dois réactiver des souvenirs dans des démarches juridiques, administratives… Et à la fois commencer à oublier un peu pour alléger mon quotidien. Car cela fait plusieurs mois que je me suis enfuie, et pas un seul jour ne passe sans que je pense à plusieurs reprises à des moments, à des mots, à des interdictions, à des crises… les flashbacks et aller-retours dans le passé sont quotidiens. Les cauchemars aussi. Et pourtant, Dieu que je suis vivante, que je suis une optimiste, que je vais de l’avant et savoure la vie à pleines dents !

Ah et je ne citerai ni mon nom ni d’autres informations personnelles. Je parlerai avec mon cœur mais en protégeant ma vie personnelle et familiale. Par l’intermédiaire du contact vous pouvez m’écrire si cela peut être constructif globalement pour l’un.e et l’autre.

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