Pourquoi Pissenlit ?

Je suis bavarde, un peu. .:) Et j’ai retenu ma parole tellement, trop longtemps… Alors j’ai envie de raconter un peu… Pas seulement le lourd, le « dark »… D’ailleurs j’en profite pour dire, ou redire, que si je fais le choix d’écrire, témoigner, ce n’est pas pour me plaindre, c’est clairement pour mettre en lumière ces fonctionnements nocifs, destructeurs, et espérer qu’on arrive à leur couper l’herbe sous le pied, en les comprenant mieux et en s’en préservant. Et puis on ne sait jamais si cela peut donner un souffle d’espoir à quelqu’un qui passerait par là, par hasard, dans son tunnel… Ou inspirer un proche qui pourrait être vigilant et aidant pour une victime de ce piège.
Alors pour ces écrits j’ai fait le choix de l’anonymat. D’une part, avant tout, pour me protéger. Je suis encore dans des démarches juridiques ou administratives. Même si ceux qui nous ont connus nous reconnaîtront bien, je ne tiens pas à ce qu’il trouve ces mots, ce qui pourrait se retourner contre moi. Et d’autre part, cela ne changera rien d’y mettre un nom, un visage. L’anonymat, même s’il est lié à une histoire personnelle, a un caractère « universel ». Hmm même si en même temps on réussit à se retrouver dans les histoires non anonymes ( ?! … parfois je n’ai pas un avis tranché ^^)
Alors j’ai repris un pseudonyme donné à une association qui m’a aidée. Un des maillons lors de ma prise de conscience et mon cheminement pour me sauver. Nous sauver avec ma fille. Une association qui m’a offert une écoute, un retour et une validation de mes compréhensions «ça c’est de la manipulation », « ça ce n’est pas acceptable, vous avez raison ». Jusqu’à m’appuyer dans les réflexions pour l’organisation de mon « évasion ». Et surtout me rassurer en gardant un lien à distance, en pouvant tout dire. Enfin commencer à dévoiler. Tout cela évidemment via des appels en cachette, ce qui n’était évidemment pas simple.
Lorsqu’on m’a demandé au téléphone de choisir un pseudonyme pour être anonyme, je n’étais évidemment pas inspirée, et mon regard a balayé autour de moi. Les fleurs jaunes dans ces jardins. « Pissenlit ». J’ai trouvé cela nul, pas très incroyable ni très guerrier, « les fleurs que mangent les vaches quoi ». (je plaisante/ et pourtant j’aime les vaches, ce n’est pas péjoratif !) Mais j’aime le jaune, leur aspect solaire. Et leur simplicité finalement. J’aime autant les choses extraordinaires qu’ordinaires 🙂
Puis en réfléchissant pour ce blog, j’ai repensé à Pissenlit, un symbole qui continuait à me parler. Et alors j’ai regardé le symbolisme du pissenlit, j’aime percevoir et comprendre les symbolismes lorsqu’il y en a. Et ce que j’ai pu trouver en quelques clics m’a paru bien en phase avec ce vécu :
« Le pissenlit, la fleur qui survit à tous les défis…
Le pissenlit peut s’épanouir dans des conditions difficiles, c’est pourquoi on dit qu’il représente la capacité à s’élever au-dessus des défis…
Le pissenlit est aussi un symbole de liberté, de voyage lointain et d’aventures. »
Je le trouve bien représentatif finalement. Un choix du cœur peut-être pas au hasard 😉